Le livret A 2026 reste le placement préféré des Français, mais son taux vient de baisser à 1,5 % au 1er février 2026. Faut-il pour autant délaisser votre épargne réglementée ? Entre le Livret A, le LDDS et le LEP, les taux, les plafonds et les conditions diffèrent sensiblement cette année. Ce guide complet fait le point sur les chiffres officiels, la fiscalité et la stratégie à adopter pour placer votre épargne de précaution sans le moindre impôt. Objectif : vous aider à tirer le meilleur de ces livrets sécurisés en 2026.
Mis à jour le 9 juillet 2026

Livret A 2026 : définition et chiffres clés
Le Livret A est un compte d’épargne réglementé par l’État, disponible à tout moment, sans risque et totalement exonéré d’impôt, dont le taux et le plafond sont fixés par les pouvoirs publics. Il constitue le socle de l’épargne de précaution des ménages.
En 2026, trois livrets réglementés dominent le paysage de l’épargne sans risque : le Livret A, le LDDS et le LEP. Voici leurs paramètres officiels au 1er février 2026 :
| Livret | Taux (au 1er février 2026) | Plafond | Conditions d’accès |
|---|---|---|---|
| Livret A | 1,5 % | 22 950 € | Ouvert à tous, sans condition |
| LDDS | 1,5 % | 12 000 € | Personne majeure domiciliée en France |
| LEP | 2,5 % | 10 000 € | Sous conditions de revenus |
Trois enseignements à retenir dès maintenant :
- Le LEP est de loin le plus rémunérateur, avec un point de rendement de plus que le Livret A.
- Les trois livrets sont cumulables, soit jusqu’à 44 950 € d’épargne défiscalisée par personne.
- Aucun de ces produits n’est soumis à l’impôt ni aux prélèvements sociaux.
Quel est le taux du Livret A au 1er février 2026 ?
Depuis le 1er février 2026, le taux du Livret A est fixé à 1,5 %, contre 1,7 % auparavant. Cette baisse traduit le recul de l’inflation observé fin 2025. Selon la stricte formule de calcul, le taux aurait dû tomber à 1,4 %, mais le ministre de l’Économie a suivi la recommandation du gouverneur de la Banque de France en l’arrondissant à 1,5 %.
Ce niveau reste légèrement supérieur à l’inflation (+0,8 % en décembre 2025), ce qui permet au Livret A de préserver un peu le pouvoir d’achat des épargnants. Le taux est révisé deux fois par an, au 1er février et au 1er août : il pourra donc de nouveau évoluer à l’été 2026 en fonction de l’inflation et des taux de marché. Pour en savoir plus, consultez l’annonce officielle sur economie.gouv.fr et la Banque de France.
Le plafond du Livret A en 2026 : 22 950 €
Le plafond de versement du Livret A demeure fixé à 22 950 € en 2026, un montant inchangé depuis 2013. Ce plafond concerne uniquement les sommes que vous déposez : les intérêts capitalisés chaque année peuvent porter le solde total au-delà de 22 950 €, sans que cela pose problème.
Chaque personne physique ne peut détenir qu’un seul Livret A. Son ouverture est possible dès la naissance, sans condition d’âge ni de nationalité, et il est incessible. Une fois le plafond atteint, il devient pertinent d’orienter votre épargne vers d’autres supports, comme le LDDS ou des placements de plus long terme.
Le LDDS en 2026 : le jumeau du Livret A
Le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) affiche exactement le même taux que le Livret A, soit 1,5 % au 1er février 2026. Son plafond est en revanche plus modeste : 12 000 €, hors intérêts capitalisés.
Le LDDS est réservé aux personnes majeures fiscalement domiciliées en France. Chaque contribuable ne peut en détenir qu’un seul, dans la limite de deux par foyer fiscal. Les fonds collectés servent à financer les petites et moyennes entreprises, la transition écologique et l’économie sociale et solidaire. En pratique, le LDDS fonctionne comme un prolongement naturel du Livret A une fois celui-ci rempli : mêmes conditions de disponibilité, même fiscalité nulle, même sécurité totale du capital.
Le LEP en 2026 : le livret le plus rémunérateur
Le Livret d’Épargne Populaire (LEP) est le grand gagnant de l’épargne réglementée en 2026. Son taux atteint 2,5 % au 1er février 2026, soit un point complet de plus que le Livret A. Sur un capital de 10 000 €, cela représente environ 250 € d’intérêts nets par an, contre 150 € pour un Livret A de même montant.
Son plafond s’établit à 10 000 €. Le LEP est conçu pour protéger l’épargne des ménages aux revenus modestes contre l’inflation. Si vous y êtes éligible, il doit être votre priorité absolue avant même de garnir votre Livret A.
Qui peut ouvrir un LEP ? Les conditions 2026
L’accès au LEP dépend de votre revenu fiscal de référence (RFR). En 2026, l’éligibilité s’apprécie à partir de l’avis d’imposition 2025 (portant sur les revenus 2024). Pour une personne seule, le RFR ne doit pas dépasser environ 23 000 €, ce seuil étant majoré selon le nombre de parts du foyer fiscal (les barèmes exacts sont détaillés sur service-public.gouv.fr).
Quelques règles à connaître :
- Un seul LEP par personne, dans la limite de deux par foyer fiscal.
- La banque vérifie chaque année votre éligibilité à partir de vos revenus.
- Plusieurs millions de Français éligibles n’ont pourtant pas ouvert de LEP : vérifiez votre situation, c’est le placement sans risque le plus avantageux du marché.

Fiscalité : une épargne 100 % défiscalisée
C’est l’atout majeur de l’épargne réglementée : le Livret A, le LDDS et le LEP sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Les intérêts perçus sont nets et n’ont pas à figurer sur votre déclaration annuelle de revenus.
Cet avantage est rare. À titre de comparaison, un livret bancaire classique voit ses intérêts amputés de la flat tax de 30 % (12,8 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux). Un taux affiché de 3 % brut sur un livret fiscalisé ne rapporte donc que 2,1 % net, soit à peine plus qu’un LEP à 2,5 % net et exonéré. Pour diversifier au-delà de ces livrets tout en gardant une fiscalité douce, vous pouvez envisager d’ouvrir un PEA en 2026, dont les gains sont exonérés d’impôt après cinq ans de détention.
Livret A, LDDS ou LEP : lequel choisir ?
La hiérarchie est claire en 2026. Si vous êtes éligible au LEP, ouvrez-le en priorité : son rendement de 2,5 % surpasse tous les autres livrets sans risque. Une fois son plafond de 10 000 € atteint, dirigez-vous vers le Livret A, puis vers le LDDS.
Pour les foyers non éligibles au LEP, le choix entre Livret A et LDDS importe peu sur le rendement, puisque les deux servent 1,5 %. La logique consiste alors à remplir d’abord le Livret A (plafond plus élevé), puis le LDDS en complément. L’ensemble constitue votre épargne de précaution, immédiatement disponible en cas d’imprévu.
Dans quel ordre remplir vos livrets en 2026 ?
Pour optimiser votre épargne sans risque, respectez cet ordre de priorité :
- Le LEP (si éligible) jusqu’à 10 000 € : le meilleur rendement défiscalisé du marché.
- Le Livret A jusqu’à 22 950 € : votre matelas de sécurité principal.
- Le LDDS jusqu’à 12 000 € : le complément idéal une fois le Livret A rempli.
Une règle de bon sens : conservez sur ces livrets l’équivalent de trois à six mois de revenus en épargne de précaution. Au-delà, votre argent dort à un taux modeste : il devient alors judicieux d’envisager des placements de plus long terme (assurance-vie, PEA, immobilier) pour viser un meilleur rendement.
Épargne réglementée face aux autres placements sans risque
En 2026, le LEP à 2,5 % net domine la catégorie des placements garantis. Les fonds en euros de l’assurance-vie servent des rendements comparables mais fiscalisés, et les comptes à terme dépendent des offres bancaires du moment. Les livrets bancaires « boostés » affichent parfois des taux promotionnels attractifs, mais leur fiscalité de 30 % réduit fortement le gain réel.
Pour faire fructifier une épargne excédentaire, la diversification reste la clé. Certains épargnants se tournent vers l’immobilier : dans ce cas, anticipez les frais de notaire à l’achat et la fiscalité à la revente, notamment la plus-value immobilière, bien plus lourde que la fiscalité nulle des livrets réglementés.
Comment ouvrir et alimenter vos livrets
Ouvrir un Livret A, un LDDS ou un LEP est gratuit et possible dans n’importe quel établissement bancaire. Le versement initial est très faible (souvent 10 € pour un Livret A). Vous pouvez ensuite alimenter le livret librement, par virements ponctuels ou automatiques.
Un point technique souvent ignoré : les intérêts sont calculés par quinzaine. Une somme versée produit des intérêts à partir du 1er ou du 16 du mois qui suit le dépôt. Pour optimiser, versez de préférence avant le 15 ou avant la fin du mois, et évitez les retraits en début de quinzaine, car vous perdriez les intérêts de la période en cours.
Les erreurs à éviter avec l’épargne réglementée
- Ignorer le LEP alors que vous y avez droit : c’est l’erreur la plus coûteuse, car vous laissez filer un point de rendement.
- Laisser dormir des sommes importantes au-delà du plafond sur un compte courant non rémunéré au lieu de basculer sur un LDDS ou un placement long terme.
- Multiplier les livrets interdits : détenir deux Livrets A est illégal et sanctionné.
- Compter sur le Livret A pour un objectif long terme : à 1,5 %, il ne fait pas fructifier un capital sur dix ou vingt ans. Il protège, il n’enrichit pas.
Vidéo : pour aller plus loin
Pour comprendre en détail la baisse du taux du Livret A en février 2026, voici l’analyse de Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Épargne :

FAQ : vos questions sur le Livret A 2026
Quel est le taux du Livret A en 2026 ?
Depuis le 1er février 2026, le taux du Livret A est de 1,5 %, contre 1,7 % précédemment. Ce taux net d’impôt reste légèrement supérieur à l’inflation. Il est révisé deux fois par an, au 1er février et au 1er août, et pourra donc de nouveau évoluer à l’été 2026 selon l’évolution des prix et des taux de marché.
Peut-on cumuler le Livret A, le LDDS et le LEP ?
Oui, ces trois livrets sont parfaitement cumulables. Un même épargnant peut détenir un Livret A (22 950 €), un LDDS (12 000 €) et, s’il est éligible, un LEP (10 000 €). Cela représente jusqu’à 44 950 € d’épargne totalement défiscalisée par personne, un plafond global doublé pour un couple.
Le Livret A est-il imposable en 2026 ?
Non. Les intérêts du Livret A sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Vous percevez donc un rendement net, sans aucune fiscalité, et vous n’avez rien à déclarer à l’administration fiscale. Cette exonération s’applique également au LDDS et au LEP.
Quel livret d’épargne rapporte le plus en 2026 ?
Le LEP est le livret réglementé le plus rémunérateur en 2026, avec un taux de 2,5 % net, soit un point de plus que le Livret A et le LDDS (1,5 %). Il est toutefois réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas certains plafonds. Si vous y êtes éligible, ouvrez-le en priorité.
Faut-il déclarer les intérêts du Livret A aux impôts ?
Non, aucune déclaration n’est nécessaire. Les intérêts des livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) échappent totalement à l’impôt et n’ont pas à figurer sur votre déclaration annuelle de revenus. C’est l’un des rares placements offrant une exonération fiscale complète, sans plafond de gains.
Le taux du Livret A peut-il remonter en août 2026 ?
C’est possible. Le taux étant révisé chaque 1er août, une évolution de l’inflation ou des taux interbancaires pourrait le faire remonter ou le maintenir. Certaines projections évoquent un retour vers 1,7 %, mais rien n’est garanti : la décision revient au ministre de l’Économie, sur recommandation de la Banque de France.
Conclusion : que faire de votre épargne en 2026 ?
Malgré la baisse à 1,5 %, le livret A 2026 conserve tout son intérêt comme épargne de précaution : disponible, sûr et défiscalisé. La vraie priorité, si vous y êtes éligible, reste le LEP à 2,5 %, imbattable parmi les placements sans risque. Remplissez vos livrets dans le bon ordre, conservez trois à six mois de dépenses en réserve, puis orientez le surplus vers des supports de plus long terme. C’est ainsi que votre épargne travaillera efficacement, sans sacrifier ni la sécurité ni la fiscalité.


